Dans un passé récent, les villageois pouvaient s’approvisionner encore dans les ruisseaux qui existaient aux alentours du village et qui ne tarissaient pratiquement pas au cours de l’année. Mais de nos jours, ces ruisseaux ne sont utilisables que trois à quatre mois au cours de l’année. Pendant huit mois au moins chaque année, les villageois sont obligés de faire des kilomètres à pied pour aller s’approvisionner dans les villages environnants. L’eau est devenu une denrée rare à Danyi n’digbé. Pour faire face à ce problème, une première initiative locale a été prise pour creuser un forage. l’idée était de drainer l’eau depuis ce puit foré jusqu’à un château d’eau dans le village et ensuite d’assurer sa distribution à travers quatre points d’eau. L’idée était bonne et toute la population surtout les jeunes ont adhéré et travaillé à la mise en place de ce dispositif. Malheureusement, ceci n’a jamais fonctionner, l’eau n’arrivant pas jusqu’au château.Compte tenu de l’échec de cette première initiative, Un second forage a été creusé cette fois-ci dans le village même avec son propre château cette fois, placé juste au dessus du forage. Une moto pompe ainsi qu’un groupe électrogène sont destinés au pompage de l’eau jusqu’au château. Ce dispositif a été raccordé au réseau de distribution installé depuis la première initiative. Une fois encore, cette nouvelle source ne fonctionne pas comme espérée : le système groupe électrogène-pompe eau parait plus faible que ce dont on a besoin. Il n’est donc pas possible de s’approvisionner en eau à travers ce second forage. Pendant ce temps, la population elle, continue de faire cette corvée à la recherche de quoi boire, se laver et faire la cuisine. IL N’ Y A TOUJOURS PAS D’EAU A DANYI N’DIGBE !

Les latrines

Un autre problème important du village c’est l’utilisation des alentours des habitations pour faire les besoins. A Danyi n’digbé, il est rare de trouver des ménages disposant de leurs propres latrines. Pour les besoins, les villageois sont obligés de se rendre dans la brousse et généralement c’est à quelques mètres des habitations. Il y a là un risque évident de pollution de l’environnement immédiat des habitations. Des initiatives locales sont prises pour la mise en place de latrines publiques mais l’insuffisance de financement a fait que jusque là, une seule a été implantée dans tout le village. Sa situation géographique n’encourage pas tous ceux qui en ont besoins à s’y rendre. Une solution durable viendrait de la multiplication de ces ouvrages.

Il existe encore dans ce monde, des peuples qui vivent dans des conditions très difficiles de sorte que les besoins les plus élémentaires même ne leurs sont pas accessibles. La population de Danyi n’digbé est l’un de ces peuples.

Conscients de leur situation, les habitants de Danyi n’digbé prennent eux-mêmes des initiatives pour sortir de cette précarité, initiatives qui parfois ne donnent pas le résultat escompté. Ceci est dû parfois à l’absence d’études scientifiques préalables des solutions préconisées ou parfois à l’insuffisance des ressources mises en oeuvre. Un plan stratégique de sortie de la pauvreté téléchargeable sur ce site a été même élaboré par la population de Danyi n’digbé. Il a besoins donc que cette population soit encouragée.

En dépit de l’enthousiasme et de la joie de vivre que l’on peut lire sur le visage des habitants du village de DANYI n’digbé une fois rentré dans le village, il faut souligné qu’il subsistent de nombreux problèmes surtout environnementaux

La déforestation  

A Danyi n’digbé, presque toute la population utilise le bois de chauffe pour la cuisine. Ces bois proviennent des forêts qui entourent le village. Pour s’alimenter donc en bois de chauffe, les villageois se rendent dans ces forêts pour y couper des arbres. Ce phénomène entraîne de nos jours une déforestation poussée préjudiciable à la survie dans le village pendant les décennies à venir si on n’y prend garde.
En marge de ces besoins légitimes de la population pour la cuisine, il s’est développé de nos jours, le commerce des bois pour la menuiserie. En effet, le commerce du bois est devenu une affaire qui a gagné tous les plateaux de Danyi depuis que l’exportation des bois vers les pays étrangers a pris de l’ampleur dans tout le pays. Il n’est pas rare de croiser des camions chargés de milliers de planches descendre des montagnes de Danyi à l’allure d’un caméléon pour la capitale lomé. Ces deux phénomènes sont à la base de la disparition de la végétation qui faisant il y a encore quelques années, la fierté de toute la région.



Les feux de brousses


La plupart des habitants de Danyi n’digbé sont des cultivateurs. Cependant, les moyens techniques utilisés sont les plus rudimentaires. Ces moyens se limitent e plus souvent à des houes et des coupe-coupe. Le travail de la terre dans ces conditions nécessite un grand effort physique. Alors, pour faciliter ce travail, le moyen trouvé par les paysans c’est de brûler les herbes sèches à l‘orée de chaque saison pluvieuse. Ceci se transforme parfois en une véritable catastrophe occasionnant de véritable perte lorsque parfois, l’auteur des feux ne parvenait plus à les contrôler.

Comme conséquence de ces deux phénomènes cités plus haut, les flancs des montagnes et des collines du village subissent une irrésistible érosion

L’érosion

Le village de Danyi n’digbé est situé à environ 950m d’altitude. De part cette situation géographique, il bénéficie d’importantes précipitations tout au long de l’année. Aussi, la déforestation occasionné par l’abattage des arbres pour la menuiserie et surtout le chauffage, la mise en feux des forêts chaque année pour la culture des terres a donné place à un sol dénudé à la merci du soleil et de l’eau de ruissellement. L’érosion qui en résulte est la base aujourd’hui de l’impossible mise en valeur de nombreuses parcelles autres fois cultivées. Ce phénomène est d’une extrême gravité et constitue un défi majeur pour la survie de la population dans les décennies prochaines.

La pénurie d’eau

La question de l’eau est une véritable casse tête pour les habitants du village de Danyi n’digbé. L’importance de cette ressource pour la survie de l’homme n’est plus à démontrer étant donné qu’elle fait parti des besoins les plus élémentaires de l’homme.
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